Et oui, autant de questions qui se posent après avoir acheté une bouteille de vin car elle est maintenant  entre vos mains et  il faut en prendre soin si vous voulez déguster votre vin au meilleur de sa forme !

Vous trouverez ci-dessous quelques conseils de notre œnologue…

 

Conservation de vos bouteilles

Pour ceux qui n’ont pas de cave à vin, voici quelques éléments qui vous permettront de conserver vos bouteilles dans de bonnes conditions afin d’éviter son altération et son vieillissement prématuré…

Le plus important pour conserver votre vin c’est de minimiser les variations de températures : essayer de garder vos bouteilles entre 10°C et 14°C au mieux, l’optimum étant autour de 12°C. En effet, trop chaud le vin paraîtra trop alcooleux et sur l’amertume alors que trop froid les bouquets d’arômes seront fermés. Le taux d’humidité est aussi très important pour la conservation, le mieux étant un taux entre 50 et 80 % d’humidité : éviter les pièces surchauffées et les lieux qui vous paraissent trop humides au risque dans ce cas de voir vos étiquettes vite altérées.

Ensuite, disposer vos bouteilles couchées pour maintenir en permanence le bouchon humide et d’éviter ainsi son desséchement. A défaut, il peut se contracter et engendrer la perte de vin et l’entrée d’oxygène dans la bouteille. Le bouchon a la capacité de capter les odeurs environnantes, il faut donc essayer de conserver vos bouteilles à l’abri des mauvaises odeurs.  Afin, trouver un lieu à l’abri de la lumière, les rayons UV pouvant aussi altérer le vin même à travers la bouteille.

En résumé, il faut conserver vos bouteilles en position couchée dans un lieu où les conditions ambiantes sont constantes et à l’abri de la lumière.

Durée de conservation et de températures de services

*Ces données sont des indications

 

Blanc sec

Blanc perlé

Rosé

Rouge primeur

Rouge

Blanc doux

Vendanges Tardives

Méthode Ancestrale Gaillacoise

A boire dans…

… les 2 ans voire plus s’il y a un  élevage en barriques

… sa jeunesse

… sa jeunesse

… sa jeunesse

 

…sa jeunesse et dans les 3 à 10 ans s’il y a un   élevage en barriques

 

… les 5 ans

… les 10 ans

…les  2 ans

Température de service

8 – 10 °C

8 – 10 °C

10 – 12 °C

15 – 18 °C

10 – 12 °C

12 – 14 °C

8 – 10 °C

 

Pourquoi conserver plus longtemps un vin de garde ?

L’élevage en barriques permet aux vins de gagner en complexité. Il sera apprécié l’année même de sa mise en bouteille  mais il aura la capacité de se garder plus longtemps. Ainsi, attendre quelques années avant de l’ouvrir, permettra au vin de développer son bouquet aromatique et de trouver son équilibre gustatif.

 

Déroulement de la dégustation…1,2,3, déguster !

Lorsque vous gouter un vin, le plus souvent vous aimez ou vous n’aimez pas. Mais c’est déjà bien de donner son avis  ! Ce qui suit est une méthode pour apprécier chaque étape de la dégustation et ainsi apprendre à mettre des mots sur les ressentis de vos sens…

Le Visuel 

Le vin s’apprécie avant tout visuellement par sa teinte, l’intensité de sa couleur et sa brillance. Le mieux est de disposer d’un fond blanc pour bien observer les nuances. Il est bien entendu facile de distinguer le blanc, du rosé et du rouge ; mais au sein de ces 3 couleurs, des nuances s’observent.  En voici quelques exemples :

-          En blanc, les teintes peuvent varier du jaune pâle au jaune or ; on peut aussi avoir des reflets verts et sur un stade plus évolué vers l’ambrée, voir le roux.

-          En rosé, la couleur peut aller du rose framboise à des teintes plus ou moins orangées.

-          En rouge, les teintes commencent par le violet et s’étalent jusqu’au tuilées en passant par le rubis et le grenat.

Ces variations s’expliquent par le cépage, le rendement à l’hectare (raisins plus ou moins concentrés en couleurs), les techniques de vinification (dont le temps plus ou moins important de la macération du raisin) et de l’élevage.

 

 

Au Nez 

Ensuite, on porte le verre de vin au nez tout d’abord sans agitation puis dans un deuxième temps avec agitation afin de révéler la présence d’autres arômes qui peuvent se dégager et que l’on ne sentait pas au début.

On évalue en premier lieu la netteté, c’est-à-dire s’il y a présence d’un défaut (bouchonné par exemple) et l’intensité des arômes que l’on caractérise en suivant.

Il est plus facile de classer par famille d’arômes avant d’essayer de trouver exactement le type d’arômes :

-          floral (fleurs fraiches, sèches…),

-          fruité (fruits rouges, exotiques, agrumes…),

-          végétal (légumes verts, herbes séchées, sous-bois, champignon…),

-          épicé (poire, clou de girofle, noix de muscade…),

-          chimique (bonbon anglais, banane, pâtisserie, lacté…),

-          animal (cuir, fourrure, musc…),

-          balsamique (bois neuf, vanille, pin, cire d’abeille…),

-          empyreumatique (fumé, grillé, caramel…).

Exemple des arômes que l’on retrouve dans les cépages des vins Gaillacois :

Loin de l’œil : arômes floraux

Mauzac : arômes de pomme verte, de poire

Braucol : arômes de poivrons vert en sous maturité et à bonne maturité arômes de fruits rouges type cassis

Duras : arômes typés poivrés

Prunnelard : arômes de fruits noirs

 

En Bouche 

Une fois le vin en bouche, il faut essayer de mettre en évidence :

-          les saveurs basiques : sucrosité, acidité (verdeur, fraicheur ou vivacité), amertume,

-          les sensations tactiles comme l’astringence due aux tanins (ils peuvent être fondus, charpentés, rugueux), la sensation de gras ou de sucrosité amenés le plus souvent par un élevage en barriques, ou la sensation brulante (due à l’alcool),

-          l’équilibre acidité/moelleux pour les blancs et acidité/moelleux/tanins pour les vins rouges,

-          les arômes qui se dégagent.

Chronologiquement, on caractérise l’attaque, le milieu de bouche (s’il existe !), la finale et la persistance aromatique.

 

Outre les termes techniques, n’oubliez pas le vin est avant tout un plaisir et un moment de partage !